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Quand le business bloque: persévérer ou changer?

Cet article est le transcript de l'épisode 189 du podcast Entreprendre Hors des normes

Il y a ces moments dans ton parcours d'entrepreneur où ça devient moins fluide. Pourtant, vu de l'extérieur, tout va bien. Tu as des clients, de la croissance, mais à l'intérieur, c'est lourd. Ça coince.
 

Dans ces moments-là surgit souvent une question. Une question que tu vas repousser, puis que tu vas avoir à embrasser:
 

Est-ce que je continue comme ça ou est-ce que c'est le moment de changer des choses?

Tu te demandes: est-ce que c'est de la fuite? Est-ce que c'est de la lassitude? Est-ce que je suis devenu tellement autre que j'ai besoin d'un autre écrin pour mon expansion?

Cet espace est inconfortable. Il demande un très grand discernement.
 

Dans cet espace, tu réalises que parfois persévérer, c'est ce qu'il y a de plus courageux.
Parfois changer, c'est aussi ce qu'il y a de plus courageux.

Comment distinguer?
 

Je t'emmène justement dans cette zone, cette zone où se prennent des décisions. Les décisions qui vont changer ta trajectoire.

Alors si aujourd'hui tu as des questions sur ta trajectoire, et si tu n'en as pas, sache que ça viendra certainement.

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Les moments de pivot dans une trajectoire entrepreneuriale

Tu les connais, ces moments d'hésitation, ces moments où tu as à discerner quelles sont les vraies raisons pour lesquelles tu es titillée par cette envie de changement.

Au fil de mes années d'entrepreneuriat, j'ai vécu beaucoup de pivots.

Certains pivots ont été des décisions vraiment radicales, du type: je ferme une entreprise, j'en commence une autre. Je me sépare d'une associée. Je continue mon chemin seule.

Et puis il y a eu aussi des moments un peu plus légers de repositionnement, de réalignement, comme arrêter totalement une offre sans savoir exactement quelle va être l'offre suivante.

C'est ce que j'ai fait à plusieurs reprises au cours de mes années de coaching.

Il y a eu aussi la décision de se nicher davantage, de se spécialiser.

À mes débuts en coaching, j'accompagnais tout le monde. Puis ce sont les femmes. Puis les femmes en reconversion professionnelle. Puis les femmes entrepreneures. Et finalement, les femmes entrepreneures hors des normes, essentiellement ces femmes atypiques.

C'est autant de points de pivot.
 

Clarifier l'identité: au-delà des étiquettes

Au-delà d'accompagner les femmes entrepreneures hors des normes, j'ai aussi commencé à vraiment clarifier: c'est quoi l'identité de ces femmes?

Parce que les étiquettes, ce n'est pas une identité. C'est une caractéristique.

Quand j'entends “identité”, ce que je veux dire, c'est accompagner des femmes qui, outre le fait qu'elles ont cette différence, sont intenses, sont brillantes, sont ambitieuses, sont ardentes, sont profondément sensibles.

Ce sont des femmes de désir, des femmes d'audace.

Et même si ces parties d'elles ne sont pas encore complètement révélées, réveillées, elles aspirent à vivre pleinement cette identité.
 

Ajuster le cap plutôt que rompre

Quand je me retourne sur mes années d'entrepreneuriat, avec le recul, je vois très clairement que la plupart des décisions que j'ai prises n'ont pas été des ruptures. Elles n'ont pas été des refus d'une forme de chaos.

Elles ont été des ajustements de trajectoire conscients.

Comme un navigateur qui traverse l'océan et va d'un port à un autre: il ne décide pas de changer de destination en plein milieu de l'océan, mais il compose avec les courants, avec les vents, avec les tempêtes. Il ajuste son cap, en gardant toujours la destination finale en ligne de mire.

Je veux aussi préciser ici, et c'est important: oui, j'ai pris des décisions de changement radicales. Des décisions de cesser quelque chose qui ne marchait pas, ou le plus souvent, quelque chose qui marchait, d'ailleurs, pour aller vers totalement autre chose.

Mais c'est aussi important de préciser que j'ai pris beaucoup plus de décisions conscientes de ne pas changer.

Des décisions de persévérer, même si c'était dur.

Des décisions d'amplifier, même si je ne voyais pas les résultats.

Des décisions d'ancrer encore plus, même quand cela devenait lourd à porter.

J'ai plus souvent décidé de rester dans mon sillon que d'en diverger.
 

Des décisions qui changent la suite de l'histoire

C'est ce dont je veux te parler dans cet épisode: toutes ces questions autour des changements.

Et là, je te parle évidemment de changements importants dans ton business: arrêter une offre, rompre un contrat crucial pour ton chiffre d'affaires, changer de niche, changer ton positionnement, etc.

Ces questions reviennent très souvent.

Parfois chez des entrepreneurs en début de parcours, mais c'est souvent chez des entrepreneurs déjà avancés que ces questions viennent avec le plus d'intensité, avec tous les enjeux qui gravitent autour.

Ces décisions-là sont majeures parce qu'il y a cette conscience que cela va totalement changer la suite de l'histoire que tu es en train d'écrire.
 

Atypiques: lucidité, vision, et revers de la médaille

J'accompagne notamment, dans Paradoxe, des entrepreneures atypiques.

Elles ont une très grande lucidité.

Ce sont des femmes qui savent avoir quelques coups d'avance. Elles sont visionnaires. Elles perçoivent très tôt ce qui ne va bientôt plus avoir de sens pour elles ou autour d'elles.

Et elles ressentent bien avant que ce soit perceptible à l'extérieur.

Donc ça peut créer des impulsions de changer.

Il y a un revers de la médaille.

Ce sont aussi des femmes qui, pour la plupart, ont besoin de variété. Elles ont besoin de se nourrir de plein de nourritures différentes. Elles ont constamment besoin de se challenger, d'évoluer.

Et ça peut les dérouter d'une manière qui n'est pas stratégique par rapport à leur vision et leurs ambitions.

Je te reparlerai du fameux syndrome de l'objet brillant, que je vois tellement souvent et qui est vraiment la cause de beaucoup d'échecs en business.
 

Élévation et changement identitaire

Quand je pense à mes clientes du Mastermind ParadoX, elles sont toutes dans un mouvement d'élévation.

Élévation de leurs résultats.

Élévation de leur croissance.

Élévation du nombre de clientes qu'elles accompagnent.

Élévation de leurs revenus, de leurs marges.

Élévation de leur positionnement, de leur échelle d'offres, de leur business model.

On est dans une élévation qui nécessite une élévation identitaire.

Et ça va inévitablement passer par abandonner des choses liées à l'ancienne identité et en choisir d'autres qui sont cohérentes avec la nouvelle identité.

Et ça donne parfois des points de rupture qui sont tranchés, qui sont brutaux.

C'est profondément inconfortable.

Dans d'autres situations, on va superposer les choses et lâcher en douceur pendant qu'une autre chose prend le relais.

Ça dépend de l'appétence au risque, des besoins financiers et de plein de critères.
 

La vraie question: d'où vient l'envie de changer?

En réalité, c'est ces questionnements-là que je veux éclairer.

Et si aujourd'hui tu n'es pas dans des questionnements du type “est-ce que c'est pour moi le moment de changer et de créer un point de rupture, un point de bascule, de pivoter”, ces questions se présenteront.

C'est une certitude.

Elles se sont présentées à de nombreuses reprises dans mon parcours. Je sais que ça reviendra.

Ça revient régulièrement.

Ça revient chez mes clientes.

Et je crois que plus tu avances en maturité sur ton chemin entrepreneurial, plus cela va se présenter.

Ce que je veux t'offrir, c'est des clefs pour discerner si tu es prête pour les grands changements.

Quels sont les moteurs honnêtes qui te donnent cette impulsion de changer?

Est-ce que c'est pertinent maintenant, et pour toi, là où tu es?

Parce que, au risque de te contrarier, la vraie question, ce n'est pas “est-ce que j'en ai envie?”

Oui, l'envie est un indicateur majeur.

Mais parfois, on se trompe. On maquille en “envie” quelque chose qui n'est pas véritablement une envie.

La vraie question, c'est: depuis quel espace intérieur est-ce que ce que je perçois comme une envie émerge?
 

Une réussite peut aussi devenir une prison dorée

Je me souviens d'un moment où j'ai atteint un mois de très gros chiffre d'affaires.

Je revois ce mois-là.

J'aurais dû célébrer.

J'avais tout fait pour le créer.

J'avais radicalement bouleversé mon modèle de business et cela très rapidement.

J'avais créé l'équipe, changé le business model, lancé une nouvelle offre.

Et la réalité, c'est qu'une partie de moi était insatisfaite.

Une autre partie de moi était galvanisée.

Pas par l'argent.

Et c'est bien la raison pour laquelle je n'ai pas vraiment célébré.

Mais galvanisée par les défis, par tous les challenges que je relevais, par ce potentiel que je libérais, par ces capacités nouvelles que je découvrais, par la sensation de construire quelque chose de grand.

Il y avait aussi cette sensation que je me prouvais quelque chose.

Je l'ai complètement lâché maintenant, mais c'était là.

Et j'ai continué sur ce chemin de très forte croissance.

Et en même temps que la croissance, une forme d'angoisse est montée sournoisement.

J'ai continué parce que j'aimais, et j'ai toujours cette soif d'apprendre, cette soif du challenge.

Et ça me nourrissait immensément.
 

Stress, angoisse, résistance: pas toujours des signaux d'arrêt

Ce que je veux dire, c'est que ces moments de stress ou d'angoisse ne sont pas toujours le signal qu'il faut arrêter.

Tu vas, par moments, traverser des passages étroits dans ta vie, comme dans le business, comme dans tes relations.

Des passages étroits, comme un col de montagne, qui ouvrent vers la vastitude d'un nouveau paysage.

Pour moi, il a fallu du temps pour que l'évidence sonne vraiment: il était temps de changer, d'arrêter cette offre, de changer de business model, de me séparer de l'équipe.

J'en ai déjà parlé, de toute cette phase-là de profonds bouleversements.

Là, vraiment, j'étais prête.

Prête pour évoluer de quelque chose qui était vraiment très bien.

Je suis très fière de ce que j'ai créé et de toutes les capacités que j'ai développées à cette époque-là, qui me servent immensément aujourd'hui.

Je voulais évoluer de quelque chose qui était très bien à quelque chose qui serait merveilleusement bien.

Et c'est là qu'il y a ce que j'appelle un pivot mature.

Il ne s'agit pas de fuir quelque chose.

Il s'agit de refuser que cette chose, qui est très bien, devienne une prison dorée.

Parce que c'était réellement ça.

Pour moi, c'était une prison dorée.

À l'inverse, je vois beaucoup trop souvent des entrepreneurs qui renoncent après quelques difficultés.

La plupart du temps, ces difficultés sont justement le signe qu'il faut continuer.

Que c'est absolument nécessaire.

C'est dans l'adversité, dans la friction, dans la résistance, que continuer est parfois la voie.

Et oui, parfois, il y a d'autres frictions qui indiquent: observe s'il n'y a pas une bifurcation.

Peut-être qu'il est sage d'emprunter un autre chemin.
 

L'accompagnement pour sortir du bocal

Et c'est là la beauté, la puissance qu'il y a à être accompagnée.

Parce que c'est tellement difficile de voir soi-même avec lucidité dans quelle posture, dans quel espace, on se trouve.

Quand j'ai lancé ma toute première entreprise, j'étais accompagnée dans un incubateur, mais je n'avais pas de coach pour m'accompagner sur mon mindset, sur mes décisions, etc.

On était très focus sur la stratégie, la tactique, le business model.

Et avec le recul, je naviguais très seule.

Je perçois à quel point j'ai pris des décisions qui n'étaient pas les plus justes, à la fois pour moi et pour mon entreprise.

Juste parce que j'étais comme un poisson dans son bocal, enfermé, sans aucune conscience de la vastitude de l'océan.

Un sentiment de liberté parce qu'il y avait l'océan autour, mais moi, j'étais dans mon bocal de verre.

On a tellement besoin de personnes qui nous aident à voir.

À sortir du bocal.

À aller, en sécurité, apprivoiser le fait d'aller de plus en plus loin.
 

Désalignement ou inconfort de croissance?

Il y a tellement souvent cette confusion entre les inconforts qui sont inhérents à la croissance et l'interprétation qui va être: “Il y a trop de résistance, c'est trop difficile, c'est dur, donc c'est que je suis désalignée.”

Le désalignement a bon dos.

C'est dur, il y a de l'adversité, donc c'est que je suis désalignée, donc je pars faire autre chose.

Chez les entrepreneures atypiques, cette fuite va souvent se déguiser en désalignement, sous couvert d'intuition.

“Je sens que j'ai ce ressenti intérieur qui me dit que…”

C'est vraiment important de déployer ce que j'appelle l'honnêteté radicale.

Ne pas juste se dire “mon intuition me dit”, mais observer, questionner, se poser des questions sages et puissantes.

Quand tu commences à avoir envie de changer de niche, de prix, de positionnement, de business model, d'offres, de tout.

Est-ce que c'est par peur de ne pas avoir assez de clientes?

Est-ce que c'est par projection que, après le changement, ce sera plus facile?

Est-ce que c'est parce que tu ressens de la pression extérieure?

Tu te compares, et tu obéis à des injonctions qui viennent à toi?

Ou est-ce que c'est véritablement un appel profond?

Je vais te donner des questions puissantes à te poser, et qui vont t'aider dans ce discernement.
 

Deux types de pivot

C'est la raison pour laquelle je distingue deux types de pivots.

Je veux t'aider à connaître la différence entre ces deux types de pivots.

Et ensuite, je vais t'aider à discerner celui dans lequel tu te trouves.
 

Le pivot dopamine: le pivot de la fuite

Le premier pivot, c'est celui de la fuite.

Je l'appelle le pivot dopamine.

Il arrive parce que tu t'ennuies, qu'une forme de routine s'est installée.

Tu n'es plus tellement excitée par ton offre.

Ça ronronne avec ta communauté.

Et là, c'est l'appel de la nouveauté.

Bien sûr, tu es toute émoustillée quand tu attrapes toutes ces idées qui te traversent.

“Et si je lançais une nouvelle offre?”

“Et si je faisais ça?”

“Et si je disais oui à cette sollicitation?”

“Et si je m'engageais dans cette collaboration?”

Le fameux syndrome de l'objet brillant.

Il scintille.

Il t'attire.

Il est magnétique.

Mais tu vas minimiser ce que ça va te demander.

Tu vas minimiser le temps, l'énergie.

Tu vas te raconter que ça va être plus facile, plus rapide.

Et puis tu réalises, si tu as déjà été attirée par des objets brillants, que ce n'est jamais plus facile ni plus dur.

C'est juste différent.

Avec un shoot de dopamine pendant quelques jours, quelques semaines.

Et puis ça retombe.

Tant que tu n'as pas élevé ton degré de tolérance à l'incertitude, tu vas vouloir changer.

Parce que chaque changement, outre l'effet dopamine, te redonne de l'espoir.

L'espoir que, comme tu fais quelque chose de différent, les résultats vont être différents.

Peut-être.

Mais à certaines conditions.

Quand tu décides de pivoter pour combler un vide, pour apaiser une frustration, pour nourrir une forme d'insatisfaction, ce pivot dopamine soulage à court terme.

Mais à long terme, la plupart du temps, il fragilise toute la structure.

Et tu le sais bien: là, c'est la peur qui guide.

La peur n'est jamais un bon guide dans tes décisions.

Pour toute décision importante, je te recommande de te demander: est-ce que je prends cette décision depuis un espace de peur, ou depuis un espace d'amour, ou de désir?
 

Le pivot d'élévation: l'évolution fondée

Ça nous mène au second pivot.

Je l'appelle le pivot de l'évolution fondée.

Fondée sur du discernement.

Fondée sur un vrai travail engagé.

Sur de la persévérance.

Sur de la constance.

Sur des expérimentations.

Sur une accumulation d'échecs.

J'ai presque envie de te dire: tu n'as pas le droit de pivoter tant que tu n'as pas accumulé un bon lot d'échecs.

Tu as eu des résultats.

Tu as créé de la valeur.

Tu as eu du feedback de ton marché.

Et une forme de satisfaction.

Peut-être pas à la hauteur de ce que tu voudrais, mais il y a de la satisfaction.

Il y a du contentement.

Et tu vis ce paradoxe d'être satisfaite et insatisfaite.

Contente et mécontente.

Ce changement qui t'appelle, ce n'est pas “je veux absolument changer d'air, je n'en peux plus, je suffoque.”

Non.

C'est “je veux respirer plus amplement.”

Ce n'est pas une impulsion d'urgence.

C'est une aspiration à plus vaste.

Tu te reconnaîtras si tu as cet appel à une forme d'expansion.

À davantage honorer tes dons, ton ambition, ton potentiel, ton niveau de jeu, ton intelligence.

Et c'est exactement ça que viennent chercher mes clientes dans le mastermind ParadoX.

L'impulsion vient d'un élan profond.

Un désir.

Une attraction.

Ce n'est pas une répulsion pour ce qui est là.

C'est une attraction pour plus et mieux.

Ce mouvement de “je veux gagner plus, mieux, davantage”, mais je ne suis pas en train de fuir par peur de perdre.
 

Les questions de discernement

Maintenant, comment distinguer si tu es dans le premier ou le second pivot?

Je vais t'offrir des questions puissantes.

Tu auras à y répondre avec une honnêteté radicale.
 

Être prête à gagner moins (pendant un temps)

Première question: est-ce que tu es prête à gagner moins d'argent pendant un certain temps?

Pendant que ce changement se fait.

Pendant que ton positionnement se cristallise.

Pendant que ton pivot se clarifie.

Cette question, à elle seule, te permet d'identifier depuis quel espace tu es tentée par cette décision.

Parce que la réalité, c'est que tout changement important va nécessiter du temps de mise en œuvre et du temps, la plupart du temps, avant que cela génère de l'argent.

Et si tu attends que ton pivot te permette de gagner beaucoup d'argent beaucoup plus rapidement et beaucoup plus facilement, il est fort possible que ce ne soit pas la meilleure stratégie.

Il y aura toujours un temps de latence.

Un temps d'adaptation.

Et quand tu es dans le mouvement de fuite, tu n'es pas du tout prête à cette patience.
 

Tolérer l'incertitude et le chaos

Deuxième question: es-tu prête à vivre avec l'incertitude et le chaos que ce changement, s'il est important, va très probablement apporter?

Elle pique un peu, cette question.

Elle va à l'encontre de ce que ton cerveau raconte.

Il raconte que ça va être génial.

Que c'est tout nouveau.

Que c'est tout frais.

Qu'on va retrouver de l'amusement.

Le shoot de dopamine.

Tout va bien.

Mais en vérité, avec tout changement, il va y avoir une vague de chaos.

Ça va faire bouger tes lignes.

Tu vas avoir à restructurer des choses.

Peut-être à réinvestir.

La plupart du temps.

Tu vas sous-estimer le temps et l'énergie que cela va te demander.

Tu vas sous-estimer les impacts.

Tu vas mettre le côté ombre sous le tapis.

Puis vient ce jour où tu te dis: “Mais qu'est-ce que j'ai fait?”

“Est-ce que je reviens en arrière?”

“Est-ce que c'est possible de revenir en arrière?”

Ça m'est arrivé.

Je sais, pour l'avoir vécu, que toutes les grandes phases de croissance en business suivent des phases de croissance personnelle intense.

Et c'est presque toujours extrêmement inconfortable.

Quand, en plus, tu es une entrepreneure atypique, tu vis tout ça avec une intensité décuplée.

Tu as un niveau de conscience souvent plus élevé.

Tu as à te préparer à ça.

Et à te poser cette question-là: est-ce que tu es prête à vivre avec intensité l'incertitude et le chaos?


Accepter l'échec, le jugement, l'incompréhension

Troisième question: es-tu prête à échouer, à faire des erreurs, à être jugée, à être incomprise, à être regardée de travers?

Même si tu as beaucoup d'expérience, tu vas te retrouver à expérimenter à nouveau.

À échouer à nouveau.

Tu avais peut-être un business model rôdé.

Et ça, je le vois souvent chez mes clientes de Paradoxe.

Elles arrivent avec un business qui tourne.

Elles veulent élever.

Et cela nécessite un grand saut.

Des changements profonds.

Elles se retrouvent à affronter des échecs, des moments de crise et de doute.

Et dans cet écrin, elles acquièrent la certitude que c'est exactement le signal qu'elles sont au bon endroit.

Changer de niveau, c'est redevenir débutante sur certains plans.

Ça nécessite de l'humilité.

Ça nécessite de la patience.

Là où tu étais brillante, tout était facile et fluide.

Et là, c'est moins fluide.

Tu te sens moins brillante.

Est-ce que tu es prête à ça?
 

Lâcher les acquis et la reconnaissance

Quatrième question: est-ce que tu es prête à lâcher ce pour quoi tu es aujourd'hui reconnue, appréciée, admirée peut-être?

À perdre certains acquis pour aller viser vraiment cette grandeur qui t'appelle?

Là, on touche à ta sécurité.

C'est difficile de lâcher ce que tu associes à ta sécurité.

Peut-être une forme de récurrence de revenu.

De reconnaissance.

De feedback.

Est-ce que tu vas retrouver cette sécurité, cette reconnaissance, ces feedback après?

Il y a un moment de flottement où tu ne sais pas.

Une de mes clientes de Paradoxe a récemment renoncé à des contrats confortables pour viser des contrats beaucoup plus ambitieux.

C'est terriblement inconfortable.

Avec, en plus, les questions de légitimité qui arrivent: qui suis-je pour oser viser cela?

Une autre a mis un terme à un contrat avec une entreprise cliente qui générait une grosse part de son chiffre d'affaires, mais qui l'étouffait à petit feu.

Elle appréhendait chacune des réunions.

Elle détestait aller dans cette entreprise.

Ça lui pompait toute son énergie.

Couper une grosse part de son chiffre d'affaires, c'est très difficile.

C'est la raison pour laquelle être accompagnée dans ces switches majeurs, ce n'est pas un luxe.

C'est se donner les conditions pour le faire.

Et aller, le plus rapidement possible, non seulement remplacer ce chiffre d'affaires, mais le doubler, le tripler, le quadrupler.

Et c'est exactement ce que cette cliente est en train de faire.

Parce que la vie vient à ta rencontre quand tu prends une décision courageuse, profondément juste et alignée.

La vie va peut-être d'abord te titiller, te tester.

“Tu es sûre?”

“Tu es sûre de ça?”

Elle va te proposer, peut-être, de te réengager.

L'entreprise en question revient, te propose d'augmenter la rémunération pour te tester.

Tu tiens bon.

Tu es ferme.

Tu camps sur tes positions.

Et ensuite, les opportunités arrivent.

Des contrats plus enthousiasmants, mieux rémunérés, avec des personnes extraordinaires.

Ça commence par ce saut d'audace et de courage.

C'est tellement important, précieux et vital, pour ton business, de te mettre dans un environnement où tu vas pouvoir ancrer ta certitude.

Ce oui à ta grandeur, il va être fécond.

C'est une question de mindset, d'énergie.

Et évidemment, d'accompagner cela par des stratégies.

Il y a le changement identitaire.

Et il y a les stratégies pour, au plus rapidement possible, générer les revenus en adéquation avec ces nouvelles décisions.

Et c'est là que la stratégie devient un soutien identitaire.

Pas juste une collection de tactiques pour aller plus vite.

Ce n'est pas de ça qu'il s'agit.
 

Se dévouer pleinement, assez longtemps

Cinquième question: es-tu prête à te dévouer pleinement, entièrement, à ce changement?

Et ceci assez longtemps pour aller créer des résultats?

Très souvent, tu vas sous-estimer le temps, l'énergie, l'effort, l'engagement que cela va demander une fois l'excitation de la nouveauté passée.

Le vrai travail commence.

Et par moments, c'est dur.

Par moments, il y a des doutes.

La plupart du temps, il n'y aura pas de résultats spectaculaires immédiats.

Ça demande de la patience.

De l'engagement.

C'est dans ces moments-là que tu es amenée à travailler sur ta capacité à devenir cette CEO leader que, en vivant ce pivot, en vivant ce changement, tu es en train de devenir.


Conclusion: pivoter se mérite, et tenir une direction aussi

Quelle est ta réponse à chacune de ces questions?

Si tu as un oui franc à chacune, tu es dans une forme d'élévation fondée.

S'il y a un non, observe pourquoi.

Est-ce que tu peux l'ajuster?

Et peut-être que tu réaliseras que tu es dans une forme de fuite ou de répulsion.

Et dans ce cas, la décision la plus courageuse est parfois de persévérer encore.

Je pourrais même aller jusqu'à dire, même si ça peut piquer: pivoter, ça se mérite.

C'est après avoir fait le vrai travail qu'on peut le décider.

Avec cette conscience que cela va engager une nouvelle forme de vrai travail.

Et parfois, tenir une direction, ne pas déroger, c'est ce qu'il y a de plus exigeant.

Parfois, c'est bien plus exigeant que d'aller changer.

Quand je vois mon accompagnement, il existe depuis longtemps.

Et à mes yeux, c'est le reflet d'un engagement fort.

D'approfondissement.

D'enrichissement.

D'une communauté qui grandit.

J'ai des dizaines d'idées, des centaines d'idées, de plein de choses que je pourrais lancer et proposer.

Ce serait au détriment de mes programmes existants.

Que je délaisserais pour l'appel de la nouveauté.

Or, dans ces espaces, il y a des clientes.

Il y a des femmes qui se sont engagées.

Et je me suis engagée.

Je veux continuer à servir.

Quand je pense à mon programme sur l'argent, il existe depuis longtemps.

Il n'a pas pris une ride.

L'argent est l'argent.

L'argent ne vieillit pas.

L'argent est toujours jeune et joyeux.

Je reste dans mon sillon.

Je le creuse toujours plus profondément.

Je crois que la profondeur crée une valeur que la dispersion ne pourra jamais créer.

Quand je pense au mastermind ParadoX, il est né plus récemment.

Et mon intention est très claire: je veux m'y dédier pendant de longues années.

Parce que je suis dans cet état d'esprit.

Ce sont des actifs.

Des actifs d'une valeur immense.

Que je crée.

Que je donne à mes clientes.

Et la dispersion ne me permettra jamais d'aller dans la profondeur, l'excellence et les nuances que je veux offrir.

Je vois beaucoup de femmes entrepreneures, dans le champ des atypiques, s'être approprié l'identité: “Moi, j'aime la variété.” “Moi, il me faut plein de projets.”

Oui, bien sûr.

Et à quel endroit est-ce que c'est une excuse pour justifier la distraction?

À quel endroit est-ce que c'est un paravent pour cacher la procrastination?

Et si cette identité n'était qu'une décision prise à un moment, qui peut évoluer vers une nouvelle identité?

Si tu as répondu oui à toutes les questions, il se peut que ce changement mérite une vraie contemplation.

Une vraie exploration.

Et peut-être des décisions.

Il s'agit de regarder sur quel seuil tu te trouves.

Est-ce que le courage, c'est de continuer?

Ou est-ce que le courage, c'est de passer ce seuil et de bifurquer?

Et c'est une des raisons d'être du mastermind ParadoX: passer des seuils avec justesse.

De seuil en seuil, joyeusement, gaillardement, sur un chemin qui est escarpé.

Le chemin de l'élévation est toujours escarpé.

Et quand on l'emprunte ensemble, on va plus vite.

On va plus loin.

On va plus haut.

Et surtout, on y va tellement plus joyeusement.

Magnifique suite de semaine à toi, et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau magnifique épisode.

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