Prendre sa place en tant qu'entrepreneure atypique
Cet article est le transcript de l'épisode 190 du podcast Entreprendre Hors des normes
Le sentiment de décalage et comment il influence ton business
Je veux aujourd'hui évoquer un sujet dont on parle très peu et pourtant il influence profondément la trajectoire entrepreneuriale. C'est le sentiment de ne pas appartenir, le sentiment de n'être jamais tout à fait à ta place, le sentiment d'être en décalage : un peu trop intense, un peu trop différente, pas assez comme il faut.
Quand tu es une femme atypique, que tu sois HPI, hypersensible, neurodivergente ou autre, il y a de grandes chances que tu connaisses ce sentiment-là. Peut-être même que ce n'est plus un sentiment, mais que tu l'as acquis comme une vérité sur toi. Ce que je veux te montrer dans cet épisode, c'est que ce sentiment, ce n'est pas une identité : c'est une histoire. C'est une mécanique. C'est un réflexe de protection. Seulement, si tu le laisses tourner, tu vas te retirer du jeu. Quand tu es entrepreneure, tu ne peux pas te permettre de te retirer du jeu.
Et tu vas voir que la vraie question, elle n'est pas vraiment : « Est-ce que j'ai ma place ? »
La vraie question, elle est plutôt : « Est-ce que je suis prête à prendre ma place ? » Et ça, ça va impacter immensément ta trajectoire entrepreneuriale. Aujourd'hui, je veux vraiment aller plus loin sur ce sujet qui touche tellement de femmes, et en particulier les femmes atypiques. On en parle relativement peu, notamment dans l'entrepreneuriat, parce que c'est un sujet plutôt intime. Et pourtant, je crois qu'il est profondément stratégique cee sujet-là, le sentiment de ne pas appartenir, de ne pas être à ta place, de ne pas être adéquate.

Quand le sentiment devient une identité
Et quand tu as une forme de profil atypique, quel qu'il soit, ce sentiment est non seulement fréquent, mais il devient profondément familier. Ça devient même une sorte de vérité pour toi. « Je ne suis jamais à ma place », comme si c'était un trait de caractère inhérent à qui tu es : ça devient ton identité. « Je ne suis jamais à ma place dans un groupe. » « J'observe toujours de l'extérieur. » « Je suis celle pour qui c'est plus difficile que pour les autres. » « Je suis celle qui se tait. » « Je suis celle qui a des difficultés avec l'insertion dans un collectif. » Toutes ces narrations parlent d'une identité que tu t'es forgée. Je veux vraiment qu'on démonte ça ensemble avec profondeur, avec nuance, avec douceur aussi. Parce que si tu t'es raconté ces histoires pendant des années, des décennies, bien sûr qu'il ne suffit pas de dire « je choisis d'appartenir » pour que ton système nerveux et ton corps suivent. Et pourtant, quand tu es entrepreneure, vient un jour où tu ne peux plus vraiment ne pas la prendre, cette place. Ne pas la prendre, cette décision préliminaire… ce thème est tellement important que, quand j'ai commencé à le travailler pour t'offrir cet épisode de podcast, j'ai réalisé que ça allait être deux épisodes de podcast, parce que c'est dense, parce que c'est intense, parce que je crois que ça sera précieux d'avoir un temps d'infusion avant le premier épisode pour aller vers le second. Parce que si je mets tout dans un épisode, il va être extrêmement long. C'est déjà ma tendance de t'offrir des longs épisodes, et je veux que ça reste digeste, relativement léger, même si les sujets que j'aborde sont, la plupart du temps, assez denses et intenses.
Retour personnel : d’où ça vient
Je veux vraiment, dans cet épisode, aider à comprendre cette mécanique, parce que c'est la base pour que tu puisses reprendre ton pouvoir sur elle. Pourquoi est-ce que j'ai envie de te parler de ça ? Évidemment parce que c'est un sujet que je connais bien, que je connais intimement. Aussi longtemps que remontent mes souvenirs, mes souvenirs sont tissés d'histoires d’appartenance, de ce sentiment d'être jamais à ma place. Quand je remonte à mes souvenirs d'école, au primaire : jamais à ma place, que ce soit dans la classe ou dans la cour de récréation. Jamais intégrée pour jouer avec les autres enfants, toujours à regarder un peu de travers dans la classe. J'avais des réactions qui n'étaient pas les réactions des autres enfants de mon âge, des mots qui n'étaient pas leurs mots, des réflexions qui n'étaient pas les leurs. En dehors de l'école, je prenais des cours de guitare, des cours de tennis. Pareil : je n'ai jamais été à ma place. Et d'ailleurs, très vite, j'ai détesté toutes les activités sportives en groupe parce que je ne pouvais pas me créer ma place dans un groupe. Parler de volley, de handball, de basket : j'ai toujours détesté ça. Comment prendre ma place dans un groupe où je dois contribuer à faire gagner le groupe ? C'était ce que je me disais à l'époque. J'étais peu invitée chez des amis. J'avais des amis où tout le monde semblait tellement s'égayer aisément : c'était un moment beaucoup plus difficile pour moi, et ça, ça m'a suivie adolescente, jeune adulte. Et je m'en suis accommodée parce qu'il fallait bien. Alors tu connais sans doute toutes les stratégies d'adaptation, voire de suradaptation : soit tu te mets en retrait, soit tu fuis, selon les situations. J'avais aussi une autre manière de trouver ma place qui, à l'école, fonctionnait mais ne fonctionnait pas. Par exemple, c'était d'être brillante, d'être première de la classe. C'est une manière de prendre sa place, de se positionner par rapport à la maîtresse, au maître, mais évidemment, vis-à-vis des camarades, la plupart du temps, ça ne marche pas. Et à l'école, en général, les premières de la classe n'étaient pas très bien vues. C'était ma position, mais c'était aussi ma manière de trouver ma place dans ma famille. Et c'est un autre sujet.
Entrepreneuriat : créer sa place
Quand je suis devenue entrepreneure en 2010, là, ça s'est corsé. Parce qu'avant, pendant mes 16 années dans le monde du salariat, je trouvais ma place en étant excellente, en dépassant tout ce qu'on me demandait, en étant ultra performante. Et c'est une manière de trouver sa place dans le monde. Maintenant, en devenant entrepreneure, j'ai vite compris que j'avais vraiment à me créer ma place. Et là, il y avait deux options qui s'offraient à moi. Soit je choisissais la voie qui était finalement la voie de la facilité immédiate, mais de la difficulté au long cours : celle de rester seule, de décréter que c'est trop dur pour moi de m'insérer dans des groupes, de rester attachée à cette identité. Et c'était la mort assurée de mon parcours entrepreneurial. Seconde option, et je l'ai vite compris pour réussir : personne ne me donnerait ma place. Et quand je dis que ma place, je parle de ma place sur mon marché, ma place auprès de mes pairs, ma place dans des groupes, ma place dans des réseaux. Et à chaque endroit, tu le sais : ta place, tu as à la créer. Personne ne va te la donner. Personne ne t'attend. Et je préfère parler de créer ta place plutôt que de prendre ta place. « Prendre », c'est comme si tu devais la prendre à quelqu'un d'autre : l'arracher, te battre. Non. Je préfère ce verbe de créer. Et ce chemin-là, je l'ai marché, pas à pas. Est-ce qu'il a été facile ? Non, absolument pas. Néanmoins, c'est absolument nécessaire de le faire.
Le scénario du “groupe haut niveau”
Et c'est pour ça que je peux t'en parler, parce que je l'ai vécu de l'intérieur et je le vis encore dans certaines situations : ces moments que vivent beaucoup de femmes, en particulier les femmes neuro-atypiques, ces moments que tu as peut-être déjà vécus et que tu vis peut-être encore. Tu te retrouves dans une salle, par exemple, qu'elle soit réelle, en présentiel, ou une salle virtuelle. C'est une salle où tu te projettes. C'est une salle de haut niveau, avec des esprits brillants. Et là, tu écoutes, tu observes, tu captes, tu ressens. Tu vas commencer à comparer, à analyser, à jauger et à juger. Et tu vas commencer à te dire : « Je ne suis pas comme elles. Elles sont différentes. Je suis différente. Elles ont des choses en plus que je n'ai pas. J'ai des trucs en moins par rapport à elles. » Hélas, en général, tu es très douée pour sauver les apparences. Tu souris, tu assures une présence. Tu vas prendre plein de notes. Tu vas peut-être même te forcer à prendre la parole pour prendre ta place en prenant la parole. Mais intérieurement… c'est un capharnaüm. C'est une lutte. Tu te sens petite. Tu es ramenée à ce sentiment d'inadéquation, d'adaptation, que tu détestes tellement ressentir. Il y a l'imposture qui revient, cette question : « Mais qu'est-ce que je fais là ? » C'est ton histoire d'appartenance, c'est ton passé, il se met à parler. Et il ne murmure pas dans ces moments-là : il crie. C'est le réveil de la petite fille qui était tellement en décalage à l'école, de l'adolescente qui ne se sentait vraiment pas comme les autres, de la jeune femme qui a commencé à sentir à quel point elle était tellement intense. Hélas, ce sont ces versions de toi du passé qui commencent à prendre les rênes, à dicter ton attitude maintenant. Et dans ces moments-là, si tu ne fais pas un choix conscient de réécrire ces histoires, de te raconter d'autres histoires, eh bien tu vas te taire. Tu vas te faire toute petite. Tu vas t'exclure du cercle. Et là tu oublies : tu oublies que celle que tu es devenue, elle est capable. Elle est tellement capable. Et c'est là que tellement de drames se jouent. C'est là que des micro-abandons vont commencer à tisser une trame vers un grand abandon, pour beaucoup de femmes entrepreneures.
Aller plus loin : vendre avec puissance
Cet épisode invite à réfléchir autrement. Et maintenant, je veux t'aider à aller encore plus loin. Une clef absolue du succès, c'est de maîtriser l'art de vendre avec puissance et certitude, dans la formation offerte « Comment doubler tes prix et obtenir encore plus de oui ». Tu vas découvrir comment vendre sans t'épuiser et en incarnant pleinement ta valeur et ton niveau d'excellence. Et le meilleur, c'est que c'est la voie pour attirer tes meilleurs clients. Le lien pour bénéficier de cette formation offerte est dans la description du podcast, ou envoie-moi le mot « doubler » en message privé sur Instagram. Tes prochains clients premium sont juste là, et cette formation te dit comment les toucher.
Le retrait invisible (et douloureux)
Alors maintenant, savoure ce sentiment de ne pas avoir ta place, de ne pas être à ta place, de ne pas appartenir à l'espace : il a des conséquences. Tu vas te retirer du jeu. Et quand je dis te retirer, il ne s'agit pas nécessairement d'un retrait visible et physique, parce que tu vas peut-être continuer à interagir, continuer à te montrer, continuer à être active, mais intérieurement, c'est un retrait, et c'est douloureux. Et c'est un capharnaüm de voix intérieures qui tournent en boucle. C'est comme si, physiquement, tu étais dans une pièce, mais tu restes collée au mur, et tu voudrais même rentrer dans le mur pour disparaître. Si seulement il pouvait t'absorber. Et pendant ce temps-là, tu vois tout, tu entends tout, tu observes, tu analyses, tu captes, mais jamais tu ne vas aller au centre de la pièce.
Un sabotage dangereux : se priver du potentiel
C'est un sabotage silencieux. Et c'est un sabotage dangereux parce que, quel que soit l'espace dont on parle, que ce soit une formation, un accompagnement, un mastermind, ou ta place dans un réseau, ta place dans une communauté, ta place sur ton marché, tu te prives exactement du potentiel qu'il a pour toi. Si je prends l'exemple d'un mastermind ou d'un programme d'accompagnement ou d'un cercle d'entrepreneures, tous ces espaces de croissance dans lesquels tu choisis d'aller, évidemment, tu viens chercher des choses : tu viens chercher de la confiance, des relations, un miroir, des conseils, des opportunités, une élévation, une expansion.
Le paradoxe : venir chercher, mais ne pas recevoir
Seulement, aussi longtemps que tu ne te sens pas à ta place, tu ne vas pas obtenir ce pourquoi tu es venue. Aussi longtemps que tu es en retrait et que tu refuses, parce que c'est un refus de prendre ta place, tu ne vas pas prendre les conseils, prendre le coaching, prendre les contacts, prendre les opportunités. Ce qui est tellement paradoxal dans tout ça, c'est que, généralement, ces femmes-là sont des femmes extrêmement généreuses, des femmes qui donnent immensément, qui savent contribuer, qui savent apporter, qui vont offrir du feedback, des conseils, du temps. Mais dès qu'il s'agit de demander, demander un conseil, un avis, demander un soutien, dès qu'il s'agit de se faire voir et de recevoir, là ça bloque. Ce qui est fascinant dans ce schéma, c'est que ton cerveau va fabriquer des histoires extrêmement cohérentes, et va justifier ce malaise. Parce que oui, c'est un malaise, et tu le sais : ton cerveau déteste les décalages et les vides de sens. Donc il va chercher à donner du sens, et il va te proposer tout un tas de raisons très cohérentes pour justifier ce malaise. « Moi, je suis en retard par rapport aux autres. Moi, je n'ai pas leur facilité d'expression. Moi, je n'ai pas leurs compétences. Moi, je ne sais pas vendre comme elles. Moi, je rame. Moi, je n'ai pas leur parcours, leur expérience, leur diplôme… » Et là, tu vas t'appuyer sur le moindre détail, la moindre preuve, pour l'utiliser contre toi, et tout justifier. Dans cette mise en retrait, tantôt justifiée dans ta décision que non, absolument pas, tu ne peux pas prendre ta place… et plus tu es intelligente, parce que je les vois, ces femmes extrêmement intelligentes et brillantes, je les accompagne : plus tu es intelligente, plus ce mécanisme-là va être sophistiqué, et tu vas te construire une narration extrêmement solide et crédible pour justifier. Vraiment. « C'est vrai, tu n'as pas ta place ici. » Ton cerveau va en faire un verdict qui va devenir une loi intérieure. Chez ces femmes atypiques, brillantes, il y a en plus souvent un twist supplémentaire : le twist de l'intuition. Tu vas dire : « Je sens que là, je ne suis pas à ma place. Mon intuition me le dit. » Comme si c'était une vérité, ton cerveau l'a confirmé. Tu vas en rajouter une couche avec l'intuition. Et là, je veux t'inviter à une nuance vraiment importante : ce n'est pas parce que tu sens quelque chose que c'est une vérité absolue. Parfois, ce que tu sens, c'est juste la narration de tes anciennes histoires. C'est ton système nerveux qui s'est mis en protection absolue. C'est ton corps qui associe exposition à danger. C'est ton passé qui se met à hurler. C'est ton histoire d'appartenance qui s'active. Et là, tu vas commencer à confondre protection et intuition, et tu vas fuir ces espaces de transformation, pour tout ce que tu es venue chercher en tant qu'entrepreneure, pour l'expansion de ton business, mais aussi pour ta transformation personnelle. Parce que c'est de ça qu'il s'agit ici aussi. Observe bien ce qui se joue. Quand tu écoutes ce « je ne suis pas à ma place », très concrètement dans un groupe, tu vas être en mode spectatrice. Si tu as été une ancienne bonne élève, le mode « bonne élève » va très probablement se réactiver. Tu vas être avec ton carnet. Tu vas prendre plein de notes. Ton cerveau va fonctionner en mode turbo. Tu vas tout décortiquer, tout analyser. Tu vas être très sérieuse. Et tu ne vas surtout pas vouloir ouvrir la moindre porte à ta vulnérabilité réelle. Tu vas éviter de poser des vraies questions. Peut-être que tu vas poser des questions, mais des questions de tactique, de stratégie de surface. Tu ne vas pas évoquer tes vraies difficultés. Tu ne vas pas non plus oser dire : « Je veux plus. J'ai un grand succès à célébrer. J'ai une grande ambition à annoncer. » Non : tout va être modéré, lissé, avec toujours ce risque sous-jacent, le risque d'être vue dans ta vérité. Et quand tu as cette blessure de non-appartenance, être vue, c'est vraiment perçu comme un danger. Alors tu as trouvé, auparavant, des armures bien solides derrière lesquelles te camoufler : l'excellence, l'autonomie, la discrétion, l'humilité. Sauf que dans l'entrepreneuriat, ça devient tes pièges. Ça devient tes saboteurs. Dans l'entrepreneuriat, tout se joue dans ta capacité à demander, à prendre et à recevoir, à te faire voir, à te battre pour obtenir ce que tu veux obtenir, à faire la différence par ta différence. Observe tous les endroits où tu te sors du jeu. Et ça peut être subtil. Ça peut être sournois. Que ce soit sur les réseaux sociaux, dans des réseaux, dans la vraie vie, dans des cercles auxquels tu appartiens, avec ta communauté, avec tes mentors, tes coachs, auprès de tes clientes, auprès de tes prospects, tu ne vas pas oser relancer. Tu ne vas pas vraiment inviter. Tu ne vas pas vendre ardemment, parce que chaque non, tu le reçois comme une blessure personnelle. Tu vas rester dans une sorte de consensus mou, dans du politiquement correct, toujours en quête de cette validation. Tu te dis : « Oui, ça va, tu appartiens bien à cet espace-là », parce que structurellement, tu ne te sens pas à ta place. Les non vont activer une douleur particulière. Ça va avoir un impact disproportionné si tu reçois un non d'un prospect, un non dans un appel, un non à une demande de rendez-vous, de rencontre : tu ne l'interprètes pas comme un simple non commercial, ou un simple non neutre. C'est un non lourd. Un non qui veut dire : « Tu n'es pas voulue. Tu es inadéquate. Tu n'es pas assez. Tu ne devrais pas être là. Tu ne mérites pas d'exister. » Ça peut aller très loin. Et c'est là qu'il y a beaucoup d'entrepreneures qui vont se saboter. Elles prennent tellement intimement, personnellement, ce qui n'a rien à voir en réalité avec elles-mêmes : elles prennent identitaire ce qui est juste quelque chose de neutre ou de contextuel. Et elles vont ancrer chaque non, chaque refus, comme un rejet d'elles-mêmes, une confirmation de leur petitesse, et comme une raison supplémentaire de réduire leur ambition, de minimiser leurs objectifs, de se mettre encore plus en retrait. Et c'est un cercle vicieux. Sentiment de ne pas appartenir : donc je me retire, donc je me crée moins d'opportunités. Donc je récolte encore plus de silence ou de non. Donc je me confirme que je n'appartiens pas. Donc je me retire encore plus, etc., etc. À chaque fois que tu te dis : « Je ne suis pas à ma place. Pour qui je me prends d'être là ? Je vais déranger », eh bien tu ne reçois pas. C'est pourquoi tu t'étais mise dans cet endroit-là. Tu ne reçois pas le feedback. Tu ne reçois pas le soutien. Tu ne reçois pas l'évolution. Tu ne reçois pas les clientes. Et là tu vas interpréter cette absence de réception comme la preuve que tu es inapte à recevoir. Comme une preuve que tu es moins ceci ou cela que les autres, que c'est plus dur pour toi, alors que la réalité c'est que, simplement, tu n'as pas pris ta place. Et une autre conséquence insidieuse : tu vas interpréter les succès des autres comme des preuves que tu ne seras jamais comme elles. Tu te compares et tu te désespères. Tu compares ta richesse et ta complexité intérieure à leurs phrases toutes simples, leurs punchlines sur Instagram. Tu compares ton chemin à un résultat affiché. C'est injuste. C'est terriblement injuste vis-à-vis de toi-même. Et je sais que le sentiment d'injustice est quelque chose qui te pique. Or, pourquoi est-ce que tu tolères d'être injuste vis-à-vis de toi-même ? C'est terrible, ce cerveau qui adore utiliser la comparaison comme une arme qu'il retourne contre toi. Je t'invite à voir que la comparaison, c'est l'opposé de l'appartenance. La comparaison, elle te fait quitter ta voie, ton sillon. Dès que tu sors de ta voie et de ton sillon, tu ne peux plus construire ce pourquoi tu es là. C'est comme si tu prends la route : tu as un GPS, tu as mis ta destination dans le GPS, la route est tracée, tu sais que le GPS est fiable… mais tu vas sans cesse tourner la tête pour regarder. La voiture à côté. La voiture devant. Tu regardes dans le rétro, la voiture derrière. Tu te dis que tu vas trop vite, pas assez vite par rapport aux autres. Il y en a qui prennent d'autres chemins. Est-ce que ton chemin est bon ? Et à force de tourner la tête dans tous les sens, tu risques de finir dans le fossé. Ou alors tu vas décider de suivre une autre voiture, et c'est absolument pas ton chemin, et tu ne vas pas arriver à ta destination. C'est vraiment important de comprendre tout ça. C'est essentiel de comprendre tout ce qui se joue. Je veux vraiment que cet épisode commence à dessiner une nouvelle trajectoire d'appartenance pour toi. Comme je te le disais au début de cet épisode, ces clefs de compréhension, elles vont loin. Elles touchent à des choses profondes. On dépasse amplement quelques discours sur des stratégies ou des tactiques. Et pour autant, c'est intimement lié, parce que c'est là le ferment de ta capacité à évoluer, à grandir, et à vivre l'expansion à laquelle tu aspires. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de laisser un temps d'intégration, un temps d'infusion, et de scinder ce sujet en deux épisodes. Dans le prochain épisode, dans une semaine, je te donnerai les quatre piliers pour créer ou consolider ton sentiment d'appartenance. Alors je t'invite vraiment à être à l'affût du prochain épisode.
Appartenir à une communauté
Tu l'as compris : ce sentiment d'appartenance, ce n'est pas un sentiment venu de nulle part. Très souvent, il vient de ton histoire, de ton passé. Donc il est fait d'une collection de pensées qui ont été ravivées, répétées, confirmées, et que tu peux décider de changer. Quand je vois toutes les femmes qui rejoignent le Mastermind ParadoXe, elles ont pris cette décision première : se sentir prêtes. Décider qu'elles sont prêtes à entrer dans cet espace, à jouer le jeu de cet espace, à y appartenir, même avec le cœur qui bat très fort, qui bat la chamade, même avec le doute, avec leur intensité, parce que c'est le seul espace d'évolution pour des entrepreneures brillantes et ambitieuses où ton intensité est normalisée. Intensité rime non seulement avec normalité, mais aussi avec chance, avec différence, avec potentiel, avec expansion, avec jubilation. Pour moi, c'est vraiment difficile d'aller dans beaucoup d'espaces où on reste à la surface, où il y a des bla-bla, où les gens s'écoutent parler. Très difficile. Je suis très intolérante et très impatiente avec tout ça. Et c'est une des raisons pour lesquelles j'ai voulu cet espace, où on va dans la profondeur, où on ose des nuances, de la subtilité, où il y a un cadre très clair, très ferme, que je garde avec beaucoup de radicalité. Oui, j'ose le dire : pas que ça soit, à aucun moment, le café du commerce. Parce que je veux toujours offrir aux femmes que j'accompagne exactement l'expérience que moi-même j'aimerais tant trouver ailleurs, et qu'il est rarissime de trouver. Chaque femme qui rejoint ParadoXe vient comme une femme qui manquait précisément à cette pièce, qui vient sublimer cet espace. Alors si tu sens que c'est ton moment de venir sublimer l'espace du mastermind ParadoXe, je t'invite à découvrir toute la puissance du processus de ParadoXe, et à poser ta candidature. Je sélectionne soigneusement, rigoureusement, chaque femme qui rentre dans ParadoXe. C'est ma mission de veiller à la très grande qualité de l'espace, et ça passe par un filtrage. Si tu sens que c'est ton moment, pose ta candidature et on verra ensemble : est-ce que cette expérience de haut vol est l'expérience pour toi ? Maintenant, on se retrouve la semaine prochaine pour la suite de cet épisode de podcast, avec les quatre piliers pour créer ou consolider ton sentiment d'appartenance, dans les prochains jours, prochaines semaines et prochains mois. D'ici là, magnifique fin de semaine à toi.
